Comment vérifier un entrepreneur en rénovation au Québec

Avant de signer un contrat de toiture, d'armoires ou de salle de bain, cinq vérifications réduisent fortement le risque de tomber sur un entrepreneur non qualifié ou frauduleux. Toutes reposent sur des registres publics — et RenoSur les réunit pour vous.

1 La licence RBQ

Au Québec, exécuter des travaux de construction pour autrui exige presque toujours une licence de la Régie du bâtiment. Vérifiez qu'elle existe et qu'elle couvre la bonne catégorie : un « Entrepreneur en armoires et comptoirs usinés » n'est pas autorisé pour la toiture. Si la RBQ a restreint la licence — l'entrepreneur ne peut alors plus conclure de contrats publics, une sanction liée à la probité —, c'est un signal à prendre au sérieux, même si les travaux chez les particuliers restent permis.

2 Le Registre des entreprises (REQ)

Vérifiez le statut (immatriculée ou radiée), l'ancienneté réelle et l'historique de noms. Une entreprise qui a changé de nom deux fois en trois ans, ou radiée mais dont la licence est encore active, mérite des questions.

3 Le RENA

Le Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics liste celles interdites de contrats publics après une infraction. Une inscription est un signalement sérieux : l'infraction et la décision sont publiques.

4 Le permis de commerçant itinérant (OPC)

Si l'entrepreneur s'est présenté à votre porte — offre d'inspection gratuite des combles, « subvention » pour l'isolation — il doit détenir un permis de commerçant itinérant de l'Office de la protection du consommateur. Son absence est un drapeau rouge classique.

5 Les condamnations

L'OPC publie les condamnations (amendes) de commerçants. Cherchez le nom de l'entreprise : une condamnation récente pour représentations trompeuses ou travaux non conformes en dit long. RenoSur ne les affiche pas — sans NEQ dans ces articles, le rattachement par nom seul risquait trop de confondre deux entreprises homonymes.

Signaux d'alerte

RenoSur fait ces vérifications pour vous en une recherche. Rien ne remplace toutefois la consultation des registres officiels avant de signer.

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